Services écosystémiques : définition, typologie et politique de l'UE en la matière

Comprendre les orientations stratégiques de l'UE pour l'aquaculture (2021-2030)

Les orientations stratégiques de l'UE pour l'aquaculture (2021-2030), élaborées par la Commission européenne, fournissent un cadre coordonné pour soutenir le développement d'un secteur aquacole durable, compétitif et résilient dans l'ensemble des États membres. Elles visent à orienter les politiques nationales tout en s'inscrivant dans les priorités plus larges de l'UE, notamment le pacte vert pour l'Europe, avec un accent marqué sur une production alimentaire respectueuse de l'environnement, la croissance économique et la création d'emplois dans les régions côtières et rurales.

La vision globale de ces orientations consiste à établir un secteur aquacole équilibrant objectifs environnementaux, économiques et sociaux. Cela implique le développement de systèmes de production minimisant l'impact environnemental tout en restant économiquement viables et compétitifs à l'échelle mondiale. Le secteur doit également gagner en transparence et bénéficier de l'acceptation sociale des consommateurs et des communautés locales, l'innovation, la recherche et la connaissance étant placées au cœur de la durabilité à long terme.

Ces orientations s'articulent autour de quatre priorités fondamentales, qui structurent l'avenir de l'aquaculture européenne :

la première vise à améliorer la compétitivité et la résilience du secteur, en augmentant l'efficacité, en simplifiant les procédures administratives et en garantissant un meilleur accès aux sites et aux ressources en eau adaptés ; la deuxième porte sur la transition écologique, avec pour objectifs de réduire les impacts environnementaux, de promouvoir des pratiques sobres en carbone et économes en ressources, et de renforcer la capacité d'adaptation du secteur au changement climatique ; la troisième concerne l'acceptation sociale et la confiance des consommateurs, en favorisant la transparence, en améliorant l'information et l'étiquetage des produits, et en maintenant des normes élevées en matière de sécurité alimentaire et de bien-être animal ; la quatrième met l'accent sur la connaissance, l'innovation et la numérisation, en encourageant les investissements dans la recherche, les nouvelles technologies, les systèmes de données et la formation des professionnels, afin de soutenir la croissance future du secteur.

Pour décliner ces priorités, les orientations identifient plusieurs domaines d'action prioritaires que les États membres sont invités à investir : l'amélioration de l'accès à l'espace via la planification de l'espace maritime, la simplification des procédures réglementaires et d'octroi de licences, ainsi que l'amélioration de la performance environnementale de l'ensemble des activités aquacoles.

D'autres actions visent à renforcer la santé et le bien-être animal, à soutenir le développement des marchés et des chaînes de valeur, à accroître la sensibilisation du public, et à promouvoir l'innovation par une meilleure collecte de données, la recherche et le développement technologique.

Ces orientations ne sont pas juridiquement contraignantes : elles constituent un cadre stratégique destiné à coordonner l'action à l'échelle de l'UE. Les États membres sont appelés à en traduire les objectifs en politiques nationales, en élaborant ou en actualisant leurs plans nationaux pour l'aquaculture.

Leur mise en œuvre s'appuie notamment sur les mécanismes de financement de l'UE, en particulier le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture (FEAMPA), qui soutient financièrement le développement durable, l'innovation et la croissance du secteur.

Dans leur ensemble, les orientations stratégiques de l'UE pour l'aquaculture (2021-2030) constituent ainsi une feuille de route complète pour le développement d'un secteur aquacole moderne, conciliant croissance et durabilité. En mettant l'accent sur la compétitivité, la responsabilité environnementale, l'acceptation sociale et l'innovation, elles visent à garantir la viabilité à long terme du secteur et sa contribution positive au sein de l'Union européenne.